Décrypteur des fêlures, décortiqueur des signes, fanatique des mots, démonteur de banalités, Benoît Peeters aime les labyrinthes. Il commença par en explorer un, de premier choix : l’œuvre d’Hergé, dont il reste, pour beaucoup, le gardien du temple. Il n’a pas mis longtemps à créer les siens propres, ces cités superlatives, comme surgies d’une Atlantide à huis clos. Il affectionne les intrigues qui s’imbriquent, rassemblant les êtres que tout sépare et les éloignant les uns des autres au moment même où semblaient se tisser des liens.