Il sait, indépendamment des couleurs, donner un ton à une BD. Comme il y a des "desnaristes", lui serait plutôt un "reportillustrateur". Frédéric Boilet avoue ne pas avoir envie de parler de choses qu’il n’a pas vécues. Quand il ne les raconte pas lui-même, il devient le double de son scénariste. Il intervient dans la narration, en ralentit le rythme si nécessaire, type les personnages, n’hésitant pas à prêter ses traits à l’un d’entre eux. De son observatoire du Japon, où il vit, il est le portraitiste de nos sociétés modernes.