1950. Sur une plage de l'Atlantique, le kidnapping d'une petite fille tourne au massacre. Maurer, unique survivant de ce sanglant affrontement, disparaît en emmenant la fillette, Alba.
1er janvier 1956. Une année de tempêtes commence... Comme tous les ans, la jeune photographe Ivory Pearl vient passer le réveillon en Normandie chez son protecteur, l'ancien officier de la Royal Air Force, Robert Messenger.
À 27 ans, Ivy est une photographe célèbre pour ses reportages violents sur les champs de bataille et pour son mépris du danger. Mais Ivy est fatiguée et elle a décidé de passer l'année dans un endroit isolé. Elle s'y reposera de la violence en photographiant la nature.
Pour des raisons connues de lui seul, Messenger profite de cette occasion et la persuade de partir à Cuba, dans la Sierra Maestria, impliquant Ivy à son insu dans une opération des services du contre-espionnage français visant à mettre hors course Aaron Black, trafiquant d'armes international et oncle d'Alba, qui a commandité le kidnapping de sa nièce 6 ans plus tôt.
De cet ultime roman de Jean-Patrick Manchette, les lecteurs ne connaissaient
jusqu'à présent qu'une version inachevée , celle que Manchette
laissa avant d'être emporté par un cancer en 1995. C'est à partir
des notes de son père que le scénariste et cinéaste Doug
Headline a reconstitué la trame des aventures d'Ivory Pearl. Ce deuxième
volet du diptyque, mis en image par Max Cabanes, dévoile ainsi le dénouement
de ce polar mâtiné de géopolitique, tel qu'on ne l'aurait
jamais lu sans l'extraordinaire travail de Doug Headline. Salué par
la critique comme par le public, le premier tome de "La Princesse du sang" a
valu à Max Cabanes le Prix « Polar'Encontres » 2010.